Ami Hebdo – Novembre 2019

Bien-être version 2.0

L’esthétique de demain devra prendre en compte la personne dans sa globalité : son corps autant que ses émotions. C’est ce dont est persuadée Angélique Pérotin, présidente de la CNAIB 68 (confédération nationale artisanale des instituts de beauté).

« Les clients n’entrent plus seulement dans un institut pour une prestation précise. Ils ont besoin de temps, que l’on s’occupe d’eux ». Partant de ce constat, Angélique Pérotin ouvre il y a cinq ans à Colmar un centre L’Excellence. Elle souhaite faire bénéficier de ses 15 ans d’expérience notamment en Allemagne et de ses trois compétences : coach en nutrition, thérapeute et esthéticienne diplômée d’Etat.

Cette démarche holistique nécessite la prise en compte de tous les paramètres de la personne : sa vie, ses antécédents. Ainsi, sont utilisés des techniques américaines pour analyser le corps, les muscles, l’eau et les graisses. Durant le soin, le client est allongé et tient une sonde dans chaque main. L’ordinateur utilise les méridiens d’acupuncture de la médecine chinoise et un panel de 60 000 personnes enregistrées pour mesurer les effets sur le corps. « Nous avons l’exclusivité sur cet appareil en France ». Une autre machine permet de scanner la silhouette. Une troisième est un tapis de marche utile aux sportifs lors de la récupération ou pour accompagner la perte de poids.

La place de la technologie est grandissante, mais ce n’est qu’un des alliés des artisans de beauté. Le travail manuel reste prédominent dans l’action anti-âge menée par Lise Roth. Pour la prise en compte des émotions, des soins en aromathérapie, l’olfactothérapie, la chromothérapie sont proposés par Carine De Viveiros. « Certains médecins nous envoient leurs patients après une maladie, un cancer du sein par exemple. Nous pouvons aider la femme à réapprendre à aimer son nouveau corps ».

C’est ce dont témoigne une cliente : « j’ai eu une importante prise de poids à la suite d’une maladie. Grâce à deux séances par semaine depuis août, j’ai retrouvé mon corps d’avant sans difficulté et sans régime mais en modifiant ma manière de voir les choses ».

Depuis deux ans, le centre accompagne aussi des chefs d’entreprise et leurs salariés pour des protocoles anti-stress ou de communication bienveillante. Le centre emploie six personnes. Deux nouvelles recrues sont attendues pour répondre à la demande.

Cécile Hans-Kolher.